20 rencontres de partenaires de la Fondation Orange (11/20)

Maximilien Moulin,
Salarié France Télécom
Vice-président bénévole de l’association Autremonde

A qui et à quoi devez-vous ce que vous êtes aujourd’hui ?

Je remercie d’abord mes parents de m’avoir donné une certaine ouverture d’esprit. L’éducation que j’ai reçue m’a appris à être sociable et à aller vers les gens. Mes voyages, ainsi qu’une année passée en Italie m’ont permis de sortir de mon cercle habituel et m’ont donné envie de m’ouvrir à d’autres horizons. Ainsi, alors que je suis ingénieur en informatique, j’ai éprouvé le besoin de me tourner vers la solidarité. Depuis deux ans, je suis engagé dans l’association Autremonde. Fondée en 1994 par des jeunes qui souhaitaient poursuivre de façon indépendante et active une démarche humanitaire, elle s’est donné pour vocation de sensibiliser la jeunesse aux actions de solidarité.

C’est l’occasion d’échanges et de rencontres extraordinaires avec les bénévoles de l’association, issus de milieux et de domaines très divers, mais aussi avec nos bénéficiaires.
Il y a un préjugé très courant selon lequel les gens dans la précarité sont des personnes qui ont échoué, ou qui n’ont pas de formation, ou que ce sont des gens très simples avec qui il n’est pas possible d’avoir une grande conversation.
Mais ce n’est pas vrai ! Pour la plupart ils ont eu des problèmes dans leur vie, mais cela ne les empêche pas d’être ouverts, intelligents, d’avoir des points de vue différents et des choses à dire. Il est souvent très intéressant de discuter avec eux.
Et c’est justement l’un des objectifs de notre association : créer du lien social, apporter un peu de chaleur et de convivialité à ces personnes qui galèrent chaque jour pour se nourrir, se vêtir, se doucher.
Aller à la rencontre de ces personnes m’apporte énormément. Parmi elles, il y a des migrants, principalement originaires de la région du fleuve Sénégal – des Maliens, des Sénégalais, des Mauritaniens qui travaillent en France depuis un certain temps. Ils vivent dans des foyers où nous organisons des ateliers socio-linguistiques pour les aider à maîtriser le français et à mieux s’insérer socialement. A leur contact, on découvre une autre culture, une autre façon de voir les choses. J’ai également fait un voyage au Mali. C’est l’un des pays les plus pauvres du monde, la vie y est dure, et pourtant il y a une telle joie de vivre ! Ces multiples rencontres m’ont aidé à me découvrir moi-même.

Que souhaitez-vous maintenant apporter aux autres ?

Pour l’avenir, je souhaite continuer à m’impliquer toujours plus dans cette association, d’autant plus que j’en suis devenu le vice-président il y a quelques mois.
Notre action se décline sur trois pôles majeurs : les ateliers socio-linguistiques et accès au droit, soutenus par la Fondation Orange ; l’urgence sociale, pour apporter de l’aide aux personnes en grande précarité par un accueil jour, un accueil soir et des maraudes ; et le pôle culturel, qui propose des ateliers divers, des soirées, et même du foot à un public mixte composé des bénévoles, des bénéficiaires de l’association et de tous ceux qui souhaitent venir.
J’ai commencé avec les ateliers sociaux-linguistiques. Aujourd’hui je fais davantage d’urgence sociale. Accueillir les personnes le soir en gare, leur donner un moment chaleureux dans une journée difficile est une expérience très enrichissante. Des liens se créent, qui sont très proches de l’amitié. 
C’est tout cela que j’essaie de faire comprendre aux personnes que je côtoie par ailleurs, à mon entourage, au public. Je voudrais montrer que les personnes dans la précarité ne sont pas différentes de nous.
Ce qui me tient à cœur, c’est bien sûr de continuer à faire avancer l’association dans cette voie, mais aussi de développer de nouvelles initiatives pour aller plus loin.

 

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3 commentaires

mardi 12 mai 2009 22:31 par soleil19

"un sens à sa vie" Maximilien l'a bien trouvé. Enrichi de ce parcours altruiste, plus rien ne l'arrête pour ouvrir des portes et continuer d'aider toutes ces personnes. Cela peut effectivement "donner des ailes" car un tel enthousiasme ne peut procurer qu'une joie communicative. Bravo Maximilien et quelle belle expérience enrichissante(clin d'oeil d'une collègue salariée FT bénévole structure alphabétisation)

jeudi 14 mai 2009 11:57 par Marcopolo1949
lundi 25 mai 2009 16:05 par Mary Lisa

Cher Marc, Je vous confirme que ce n'est pas du tout obligatoire d'avoir un parrain salarié de l'entreprise avant de proposer votre projet de mécénat à la fondation Orange. Ce qui est obligatoire : le projet doit se dérouler dans un des pays où l'entreprise est implantée, et dans un des axes de mécénat soutenu par la fondation Orange (santé/handicap, éducation, culture). Si le projet correspond, nous lançons le process de validation qui impliquent plusieurs acteurs : un responsable de l'entreprise sur le terrain qui connait bien le contexte et les enjeux locaux, le management de l'activité internationale de l'entreprise et l'équipe de la fondation Orange. N'hésitez pas donc à nous faire parvenir votre projet. Pour cela, toutes les informations utiles (dossiers de demande de soutien, exemples concrets de projets soutenus...) se trouvent sur le site orange.com à l'adresse suivante : http://www.orange.com/fr_FR/mecenat...

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