Andreea Haba,
militante du quotidien

Andreea Haba a fait de son engagement un mode de vie. Elle ne saurait pas dire combien de temps elle passe à mener ses actions tant elles sont ancrées dans son quotidien.

Education - Roumanie

Déjà à l’université, elle faisait partie de l’ONG World Vision Romania qui distribuait des livres aux étudiants. Aujourd’hui, elle aide les enfants atteints d’handicaps visuels ou auditifs à participer à des activités extra-scolaires (confection de cartes postales, organisation d’un carnaval…). Mais la directrice de clientèle de 37 ans ne s’arrête pas là, agissant également dans d’autres structures telles que New Horizons Foundation, Let’s do it Romania, Eco Assist… « Ces organisations sont impliquées dans le monde éducatif, social ou dans l’écologie. Souvent, mes enfants me suivent volontiers dans ces actions. C’est une manière de les sensibiliser et de les responsabiliser. Nos vies deviennent de plus en plus complexes, on ne se rend plus compte qu’il y a des gestes simples que nous pouvons encore accomplir. Parfois, on se contente de nettoyer un espace vert dans le voisinage, de prendre soin d’un animal malade abandonné et de lui trouver un abri, de collecter et recycler le papier… »

Andreea Haba a grandi à Alba Iulia, une ville historique de Transylvanie. « J’ai eu une enfance ordinaire pour l’époque. J’étais une bonne élève, très sportive. Pendant les vacances, je jouais avec ma bande de copains de l’immeuble. L’été, j’allais à la campagne chez mes grands-parents, je les aidais dans les tâches ménagères ou le jardinage. Mon grand-père m’a appris à aimer les livres et l’Histoire. Ma grand-mère m’a transmis beaucoup de choses ; avec elle, j’ai appris de beaux chants de Noël et les mystères de notre artisanat traditionnel. J’ai perdu la technique, mais je vais m’y remettre pour l’enseigner à mes enfants. J’aime repenser à ces bons moments partagés avec mes grands-parents… »

"Merci : une formule magique qu’on a fini par banaliser"

La jeune femme est sensible au mot « merci » qu’elle entend souvent à la fin d’une bonne action. « Une formule magique qu’on a fini par banaliser. » Elle voit aussi dans les gestes ses plus belles récompenses. « Au printemps dernier, je collectais des déchets dans un lac avec ma famille et d’autres bénévoles. Deux pêcheurs attrapaient des poissons qu’ils relâchaient ensuite. Autour d’eux, il y avait plein de détritus : des canettes, des bouteilles en plastique… Deux enfants sont venus avec un énorme sac et de gros gants jaunes. Ils ont tout ramassé. Les pêcheurs sont partis sans rien dire, tête basse... »

Portrait réalisé par Apolline Guichet.