Carlos Garcia,
le volontariat, un sport d’équipe

santé - espagne

Loin d’être un as de la glisse, Carlos Garcia n’a pas hésité à chausser des patins à glace pour accompagner des enfants handicapés.

« C’était en 2009, se remémore cet ingénieur, chef de projet senior au département technique d’Orange Espagne. Notre filiale venait tout juste de lancer Solidarios Orange, un Intranet qui recense les opportunités de bénévolat auprès de différentes associations. L’une d’elles, la Fondation Sport et Défi, m’a expliqué qu’elle manquait de volontaires pour encadrer ses activités, ce qui en limitait, de ce fait, le nombre de participants. J’ai donc foncé. »

Quatre ans après, l’intrépide quadragénaire assure avoir gagné en assurance. « S’investir auprès des autres est une expérience que je recommande à tous car elle développe l’estime de soi. » Plus important encore, ces échanges sont un formidable levier pour remettre sa vie en perspective. « Face à la ténacité de ces enfants pour dépasser leur déficience mentale ou physique, on laisse de côté son individualisme, voire son égoïsme. Il n’y a qu’à voir le sourire des participants et de leurs parents : c’est une récompense inestimable, qui vaut bien plus que ce que nous leur donnons. »

 

C’est une récompense inestimable, qui vaut bien plus que ce que nous leur donnons

La sagesse de ce passionné de littérature et de philosophie est sans borne. Hormis son tutorat sur la glace, Carlos joue collectif certains dimanches matin, dans le cadre de camps urbains. Toujours destinées aux enfants handicapés, ces sessions mixent golf, canoë, musique et jeux en tout genre pour stimuler leurs sens. À l’occasion, c’est à ski et à vélo qu’il les aiguillonne également pour augmenter le braquet. Lui aussi a amélioré sa cadence à travers des ateliers de gym Pilates. Tissant une relation privilégiée avec un jeune autiste, cette « expérience émotionnellement forte » est un souvenir cher.

« C’est grâce à la Fondation Orange Espagne, cette fois-ci, que j’ai pu y accéder. Ces structures philanthropiques sont importantes car, une fois adultes, embarqués dans nos vies professionnelles, nous ne savons pas toujours comment apporter notre aide. » Cet amateur de voyages connaît la mobilité puisqu’il a passé un an dans la filiale roumaine, échangeant bonnes pratiques avec ses confrères du service achat. Le nom de ce programme Orange pourrait être sa devise : Talent Sharing.

portrait réalisé par Anne-Laure Murier