Christine Pratte :
des animaux et des hommes

Fervente promotrice de la cause animale, Christine Pratte, 32 ans, s’exerce depuis peu à une action d’une tout autre nature : le bénévolat « tourné vers les êtres humains ».

Education - France

Fraîchement débarquée de Barcelone où elle y a vécu pendant huit ans et travaillé pour Orange pendant cinq ans, elle s’est installée à Nice en novembre 2011 au poste de contrôleur de gestion. En Espagne, Christine s’était investie corps et âme dans une association de défense des animaux. Une aventure qui a duré cinq ans. Une fois rentrée en France, elle se met naturellement en quête d’un nouvel engagement. Ni convaincue, ni motivée par les organismes pour lesquels elle oeuvre habituellement, elle décide de s’inscrire au programme Orange Solidarité Numérique (OSN).

C’est bien d’avoir du sang neuf. Au début on est très motivé, on veut tout bouger

Chaque lundi soir, elle anime des ateliers informatiques destinés aux jeunes en service civique de 19 à 25 ans, encadrés par l’association Unis-Cité. « Ils veulent surtout renforcer leurs connaissances en traitement de texte et en tableur », décrit-elle. Pendant 1h30, Christine s’improvise professeur : « L’avantage c’est qu’ils assimilent très vite. Par contre, ils se déconcentrent tout aussi rapidement ! Il faut que le cours soit dynamique, ce qui demande une préparation au préalable de ma part. » Ce travail supplémentaire ne lui pose pas problème : « Je le vois comme une façon de m’améliorer », plaisante-t-elle.

À Barcelone, Christine était devenue membre d‘une petite association de quartier dédiée à soigner et à faire adopter les chats errants. Depuis, la jeune femme connaît aussi bien les atouts du bénévolat que ses désagréments, la satisfaction qu’on en retire tout comme le sentiment de frustration qui peut en découler « car rien n’est jamais entièrement réglé… ».

Avec OSN elle découvre des avantages appréciables : « Ce qui est bien c’est que nous sommes de nombreux salariés à être impliqués. On sait qu’on peut compter sur les autres. » L’ambiance conviviale lui permet de créer des liens avec ses collègues : « Nous travaillons dans la même unité. Le fait de nous rencontrer dans un autre contexte permet de nous souder. » Si Christine garde un brin de nostalgie pour son ancienne cause animale, elle reste positive et voit le changement d’un bon oeil : « C’est bien que les associations aient du sang neuf. Au début on est très motivés, on veut faire bouger les choses ! » De quoi convaincre les indécis.

Portrait réalisé par Magali Sennane.