Cinéma pour tous : le succès de La Pirogue

En partenariat avec la Fondation Orange, l’association « Cinéma pour tous » à présenté, le 17 octobre, le film La Pirogue à 150 jeunes. Sélectionné au festival de Cannes, l’association a jugé cette œuvre cinématographique comme un film pertinent à montrer aux jeunes spectateurs en raison de ses enseignements sur l’actualité et sur l’histoire d’un continent.

La Pirogue

Grand réalisateur africain, Moussa Touré a su montrer la réalité et le drame humain que représente l’immigration clandestine du Sénégal vers la France ou l’Espagne. Les scènes sont tournées avec beaucoup de pudeur et d’élégance. Avant sa sortie nationale le 17 octobre, ce film a reçu de nombreux prix de la part des festivals où il a été présenté.

La projection, qui a eu lieu au cinéma Le Nouvel Odéon, a été suivi d’un débat animé par Isabelle Giordano, présidente de l’association, avec la participation du producteur Éric Névé et du réalisateur. Le film a suscité de nombreuses questions tant sur la création du film, sur les détails du scénario que sur la part de vérité et de fiction de l’œuvre. Moussa Touré et Éric Névé se sont exprimés afin d’apporter des réponses précises sur la genèse du film, sa création et leur collaboration :

« Tout est vrai car j’ai entendu toutes ces histoires. En Afrique, on a tous quelqu’un dans nos amis ou dans notre famille qui a fait « le voyage ». Je note, je garde des témoignages, je connais des gens à qui cela est arrivé. Ils sont devenus mes acteurs et quand Éric (le producteur) est venu me voir, j’ai ressorti tous mes témoignages. Tous les acteurs sont des non professionnels et il n’y a pas d’effets spéciaux. » Moussa Touré

« C’est un huit clos à ciel ouvert. On a voulu faire un film de témoignage pour montrer l’importance du désespoir qui anime toute une jeunesse qui veut quitter son pays car il n’y a pas d’autres choix : mourir à petit feu en restant ou risquer sa vie en partant… » Éric Névé

Ce débat très instructif a été suivi de deux témoignages :

la pirogue le film

« Ces séances me sont très utiles dans mon travail, notamment sur la question d’identité et de diversité qui est au programme cette année. Les élèves sont beaucoup plus productifs lorsque le cours d’appui sur une séance de cinéma. » commente une professeur de français.

« Je suis une fidèle de ces séances qui me permettent de prolonger, avec mes jeunes, les débats après le film pendant plusieurs jours. Je constate également une libération de la parole de certains jeunes grâce au film » confie une psychanalyste directrice d’un hôpital à Paris.

 

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