Des chants soufis de la vallée du Sind au Festival les Orientales de St-Florent-le-Vieil

Assise en tailleur sur la scène recouverte de tapis persans, entourée de trois musiciens (harmonium, flûte et dholac), la jeune chanteuse pakistanaise Sanam Marvi a enchanté vendredi dernier la foule rassemblée sous le chapiteau dressé pour les concerts du soir.

Le Festival Les Orientales de St Florent le Vieil se faisait cette année l’écho des grands fleuves d’Orient et d’Asie. Il mettait à l’honneur des traditions nées sur les rives du Nil et du Gange, du Niger et du Brahmapoutre.

Agée de 25 ans, Sanam Marvi jouit déjà d’une très grande popularité au Pakistan et en Inde et s’inscrit dans une véritable transmission grâce à son père Faqir Ghulam Rasool, chanteur Soufi qu’elle a accompagné sur les « durgah », les sanctuaires des grands mystiques du Pakistan, lors de fêtes et rassemblements rituels.

Dotée d’une voix à la fois ferme et charnue, la jeune chanteuse interprétait elle aussi les grands poètes soufis dans le style particulier Kafi du Penjab, entre traditions Sindhi et sikh. Sa technique vocale alternait de grandes mélopées vocalisantes, et des parties plus narratives qui semblaient nous entraîner dans de grands récits épiques. Sanam Marvi nous transmettait son chant avec une énergie communicative et une présence scénique indéniables : paumes ouvertes vers le ciel ponctuant les phrases musicales ou mains tendues vers le public, l’invitant à scander et à entrer dans le rythme avec elle. Invitation au voyage….

 

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1 commentaire

lundi 16 juillet 2012 10:16 par robert

super soirée,

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