« Ecole Amie des filles »

En 2012, la Fondation Orange et Orange Guinée ont renouvelé leur soutien pour la troisième année consécutive à l’ONG Aide et Action pour la poursuite d’un projet destiné à promouvoir le maintien des filles à l’école en cycle primaire.

En partenariat avec Aide et Action, la Fondation Orange et Orange Guinée encouragent la scolarisation des filles

Le programme « Ecole Amie des filles » a pour mission d’accompagner le système éducatif guinéen en renforçant l’accès, la qualité et la gestion de l’enseignement en zone rurale. Il est constitué d’une multitude d’actions développées simultanément, qui par la synergie de leurs résultats visent à favoriser l’émergence d’un environnement propice à la scolarisation des filles. Il s’inscrit dans la mise en œuvre du cadre défini par le Forum mondial sur l’éducation qui s’est tenu à Dakar en 2000. L’élimination des disparités entre les sexes dans l’enseignement et l’instauration de l’égalité dans ce domaine étaient l’un des objectifs phare de ce Forum.

Le projet « Ecole amie des filles » soutenu par la Fondation Orange se situe dans la zone de la Guinée Maritime et couvre 20 écoles dans 4 communes rurales dans quatre préfectures (Boké, Boffa, Dubréka, Coyah). Ces préfectures sont situées dans la périphérie de la capitale Conakry. On constate en effet une grande disparité géographique des conditions d’enseignement défavorisant beaucoup les filles en zone rurale. Le projet s’appuie sur une forte implication des acteurs locaux et régionaux, pour que tous puissent prendre conscience de la nécessité de l’éducation et bénéficier de ses conséquences positives. L’équipe d’Aide et Action reste en constante discussion avec les représentants des services déconcentrés de l’Etat et l’administration scolaire, afin d’assurer un suivi et un encadrement continu des filles entre l’école et les familles.

Séance de formation des acteurs locaux sur la démarche du projetDémarré en 2010, « Ecole amie des filles » s’est appuyé notamment sur la formation et la sensibilisation des enseignants, et notamment des femmes enseignantes. Ainsi plus de 250 enseignants des écoles concernées ont déjà été accompagnés et ont pu bénéficier de formation sur l’équité, la parité et la pédagogie différenciée afin de faciliter le suivi individualisé des élèves, en particulier les filles. Sept écoles ont mis en place des cours complémentaires avec un accent particulier sur le soutien aux filles faibles en lecture, écriture et en calcul. Toutes les écoles concernées par le projet ont acquis des fournitures scolaires à usage collectif, et plusieurs ont mis en place des points de vente de matériel individuel. Des campagnes de sensibilisation ont été organisées dans 30 villages auprès des parents et des autorités locales autour du suivi des filles, des grossesses précoces, des abandons scolaires des filles, du travail des enfants… Pour améliorer l’implication des élèves, des gouvernements d’enfants ont été mis en place dans chaque école partenaire du projet : encadrés par des maitres superviseurs, ils assurent la sensibilisation des élèves sur l’absentéisme, l’abandon scolaire, la révision des leçons à domicile…. Un programme de bourses attribuées aux meilleures étudiantes a permis à 114 filles de recevoir des fournitures scolaires et outils d’écoliers, ainsi que des prix d’encouragement.

Les actions développées par le projet ont contribué à augmenter sensiblement le niveau de scolarisation dans chaque localité. Le taux d’abandon des filles sur les 4 communes est passé d’une moyenne de 6% en 2009 à une moyenne de 3,5% en 2011.

Carnaval de  plaidoyer organisé par les femmes enseignantes de Boffa pour le maintien des filles à l’écoleLe projet se poursuit en 2012/2013, avec la construction d’infrastructures dans les communes rurales de Dabiss (préfecture de Boké). Ce sont au total 300 enfants qui bénéficieront de trois nouvelles salles de classe équipées avec latrines et de l’aménagement de points d’eau potable et d’aires de jeux pour les enfants à l’école. Parallèlement, le renforcement est mis sur la participation des populations et collectivités locales à la gestion décentralisée de l’éducation : organisation et structuration des communautés autour des objectifs locaux d’éducation et de formation, formation des collectivités locales à la maitrise des missions, rôles et responsabilités transférés par le code des collectivités. Les actions de sensibilisation et d’accompagnement sont également poursuivies dans toutes les écoles partenaires du projet.