Le réseau des FabLabs Solidaires de nouveau réuni !

Le réseau des FabLabs Solidaires s’est réuni jeudi 30 juin.
L’objectif : travailler sur des programmes pédagogiques à destination des jeunes.

 

Deuxième atelier FabLab Solidaire
Six mois après la première réunion des FabLabs Solidaires, les FabManagers se sont retrouvés pour échanger.

 

Le réseau des FabLabs Solidaires se retrouvait à Paris le jeudi 30 juin pour un nouvel atelier de travail. "L’objectif est de continuer à construire le programme ensemble", introduit Stéphanie Lazaroo, reponsable du programme FabLabs Solidaires au sein de la Fondation. Pour ce deuxième atelier, quatre FabLabs Solidaires sont présents : La Machinerie (Amiens), Cap Sciences (Bordeaux), Artilect (Toulouse) et le FabLab de Champagnole. Consacrée aux méthodes de travail des FabLabs, la matinée permet de comparer différentes formules : stages pour les jeunes, résidence, mélange des bénéficiaires... Avec un but commun : comment favoriser l’assiduité des jeunes et leur redonner confiance et estime de soi ?
Pour Alexia Sonnois, de CapScience Bordeaux, les modalités d’application peuvent diverger. "On ne vise pas forcément les mêmes objectifs de formation. Nos FabLabs et nos jeunes sont différents, donc les parcours pédagogiques peuvent être différents". "Ce qui est important, c’est qu’ils apprennent à respecter les consignes et à travailler ensemble.", renchérit Claude Soria, du FabLab Artilect.

Au-delà des parcours, la question de la formation des accompagnateurs est aussi largement abordée. "A Toulouse, nous avons formé les équipes d’Orange Solidarité aux machines et aux logiciels pour pouvoir accompagner les jeunes", annonce Claude Soria (Artilect). Un exemple qui s’applique également aux animateurs des Ecoles de la 2e Chance en lien avec certains FabLabs Solidaires, mais qui peut représenter un coût important.
 

De gauche à droite : Alexia Sonnois, du FabLab CapScience, Daniel Ganthe et Claude Soria, de Artilect Toulouse, Francis Jacqueray, délégué de la Fondation Orange et Alain Gicquaire du FabLab Champagnole.

Alexia Sonnois FabLabSolidaire réunion
Artilect atelier FabLab Solidaire Daniel Ganthe
FabLab Champagnole atelier FabLab Solidaire

Cibler des compétences génériques

La deuxième partie de la journée est organisée autour de deux groupes de travail. Deux brainstorming pour définir un ou des parcours pédagogiques et identifier plus précisément des compétences que les (jeunes) bénéficiaires peuvent acquérir dans un FabLab Solidaire. Un exercice qui suscite des débats et apporte différentes questions : Quels sont les publics ? Comment intéresser mais aussi fidéliser les jeunes ?

Sur les post-it, plusieurs apprentissages reviennent fréquemment. Si certains tournent autour des compétences techniques (impression 3D, découpeuse laser...), d’autres relèvent aussi du savoir être (confiance en soi, potentiel de créativité…) ou encore de la gestion de projet. Pour réunir ces trois types de compétences/savoirs, "les parcours peuvent être axés autour d’une pédagogie par projet", propose Yann Paulmier, du FabLab La Machinerie, à Amiens. Chaque FabLab peut ainsi disposer d’une « bibliothèque de projets » avec des objectifs pédagogiques pour chaque parcours. Par exemple, un projet peut mettre l’accent sur l’apprentissage d’une imprimante de logiciels d’impression 3D par la réalisation d’un objet.
 

De gauche à droite : Yann Paulmier, du FabLab de La Machinerie, Salima Tiddari de la Fondation Orange et David Forgeron, FabManager au Carrefour Numérique (Cité des Sciences et de l’Industrie).

post-it réunionFabLab Solidaire
réunion FabLab Solidaire brainstorming
atelier FabLab Solidaire education numérique

La restitution commence par la prise de parole de David Forgeron. « Les FabLabs sont un outil à la disposition des organismes et des dispositifs d’aide aux jeunes », rappelle le FabManager du Carrefour Numérique. Face à la diversité des publics amenés dans les FabLabs Solidaires, l’accent est mis sur la première impression : "il faut favoriser la convivialité lors de la découverte du FabLab", insiste Yann Paulmier. Cette méthode pour séduire les jeunes et les fidéliser est notamment utilisée par le centre social et culturel de Belleville pour son projet Pot-au-Fab. Une étape déterminante pour la réussite des parcours pédagogiques proposés par les FabLabs Solidaires.

Ce deuxième atelier du réseau des FabLabs Solidaires a permis de travailler sur le parcours pédagogique proposé aux jeunes bénéficiaires. Si l’apprentissage de compétences techniques précises et de savoirs-être constitue un essentiel de ce programme, les FabLabs Solidaires doivent pouvoir adapter leurs parcours pédagogiques aux différents bénéficiaires qu’ils accueillent.

 

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