Kabelo Moloigaswe,
demain sera meilleur

santé - Botswana

Kabelo Moloigaswe croit aux ressources et à la jeunesse de son pays, le Botswana. Il en connaît aussi les difficultés, d’où la nécessité d’agir. « Ma mère m’a élevé seule avec le soutien de mon oncle.J’ai grandi à Letlhakane, une ville minière à l’ouest du pays. » Très tôt, le jeune Botswanais veut s’en sortir et entraîner les générations futures dans son sillage. Le travail est immense. Les espérances aussi. Pendant qu’il étudie les technologies de l’information, il travaille dans un cinéma de la capitale : Gaborone. Durant deux mois, il s’engage auprès de la Croix-Rouge et voyage à travers le pays pour mener une campagne de sensibilisation contre le paludisme.

En 2005, il est embauché comme opérateur dans un centre d’appels Orange. Par la suite, il suit une formation de management par correspondance dispensée par l’Université d’Afrique du Sud (Unisa). Ce nouveau diplôme lui permet d’acquérir de nouvelles responsabilités professionnelles.
Quand Orange lance sa fondation au Botswana, Kabelo Moloigaswe se porte volontaire. « Je voulais qu’elle réussisse son mandat. Orange s’est engagée à prendre sa place dans la société botswanaise et à s’investir auprès des familles les plus démunies. Ses financements sont nécessaires pour que les associations puissent survivre et agir efficacement. »

"Il faut faire émerger les leaders de demain"

Le premier programme porté par la Fondation consiste à rénover un centre de jeux pour enfants. Depuis, Kabelo Moloigaswe a rejoint Tlamelong Trust. « Cette organisation caritative, portée par une église, vient en aide aux enfants démunis. Elle leur fournit nourriture et vêtements, et offre des cours de soutien à ceux qui préparent des examens. »

Avec d’autres employés d’Orange, Kabelo Moloigaswe organise un évènement annuel de récolte de dons pour ces jeunes. « Pendant un mois, nous mettons en place une campagne pour récupérer de l’argent, des vêtements chauds et des couvertures avant l’hiver. Le jour J, on passe la journée au centre avec les enfants. On cuisine, on joue et on offre les dons récoltés. »

Le Botswanais de 31 ans rêve que tous les jeunes de son pays aient la possibilité de prendre leur avenir en main et de poursuivre des études. « Il faut faire émerger les leaders de demain. J’ai réalisé que des familles avaient besoin d’aide pour ça. Il y a encore beaucoup de choses à faire mais on ne peut pas vivre dans un pays sans se préoccuper des générations futures. »

Portrait réalisé par Apolline Guichet