Khaled Dweik,
l’espoir fait vivre

éducation - Jordanie

Khaled Dweik bénévole fondation orange
"Apprendre que l’on est atteint d’un cancer est l’une des épreuves les plus difficiles à affronter. Mentalement, physiquement et socialement, ce diagnostic et ses conséquences bouleversent la vie des malades et de leur entourage », explique Khaled Dweik.

Il en est la preuve vivante. Dix ans après le cancer du sein de son épouse, aujourd’hui en complète rémission, sa famille et lui consacrent leur énergie à épauler leurs homologues. Au départ, ils se sont investis dans différentes structures, puis, en 2010, cet ingénieur en travaux publics a monté sa propre oeuvre de bienfaisance. Le leitmotiv de son association Al Wa’ad, qui mobilise malades comme survivants, est d’ incarner l’espoir, en apportant un soutien sur tous les fronts. Une cause à laquelle s’est ralliée Orange Jordanie, où le quinquagénaire a fait toute sa carrière et qui a nourri son altruisme.

"Il s’agit de sauver des vies ! ”

« En 2008, j’ai rejoint l’équipe en charge de la responsabilité sociale. A chaque fois que ses actions nécessitent des volontaires, j’en suis informé par mail. À travers tout le royaume, je suis allé à la rencontre de gens en difficulté, leur apportant de la nourriture, des fournitures scolaires, des couvertures ou encore des appareils de chauffage. À travers ces situations, j’ai cerné comment répondre au mieux aux besoins, ce qui m’a donné des idées pour le combat que je souhaitais mener personnellement », commente-t-il.

Synergie faisant, Al Wa’ad s’est retrouvée à son tour dans la boucle philanthropique d’Orange. Dans différents hôpitaux, son soutien se concrétise dans la distribution de repas pour les malades et leurs familles, ce qui améliore les apports nutritionnels et la qualité de vie. Sa contribution facilite aussi l’organisation de camps pour les jeunes et la mise en place d’ateliers destinés aux familles comme aux professionnels de santé. L’association s’implique aussi dans le don de cartables aux enfants qui viennent d’apprendre leur diagnostic ou qui sont hospitalisés…

« Dans le futur, j’aimerais que cette coopération s’étende à des campagnes d’information sur les facteurs de risque, sur les symptômes et sur les bénéfices d’une détection précoce, tant pour les individus que pour la collectivité. Il s’agit de sauver des vies ! »
Pendant six mois, il a épaulé son épouse confrontée à la chirurgie et à la chimiothérapie dans son combat contre la maladie. Cette guérison aurait pu lui suffire, mais il ne s’est pas arrêté là. Car quand on aime, on ne compte pas.

Portrait réalisé par Anne-Laure Murier.