Sandeep Goyal,
bénévole, de père en fils

Sandeep Goyal aime évoquer l’engagement de son père, qui consacrait beaucoup de temps à différentes organisations caritatives : « Il travaillait comme instituteur auprès d’enfants défavorisés, et pendant son temps libre, il continuait à aider les plus démunis. »

Santé - Inde

Depuis, Sandeep Goyal a constaté que l’action des bénévoles a des répercussions concrètes, voire vitales. « Mon fils a subi une hémorragie du cerveau à sa naissance et il est né avec une maladie du coeur. Il a été parrainé par un hôpital de Saint Louis, aux États-Unis, pour qu’il puisse survivre. Il a aujourd’hui 16 ans mais il en paraît 5. Il n’était pas supposé pouvoir marcher un jour. Et pourtant, depuis plusieurs années, il marche. Il est même scolarisé dans une école spécialisée. Ces progrès ont aussi été possibles grâce à la formation que j’ai suivie en 1998. »
Pendant un an, Sandeep Goyal s’initie à la thérapie du développement pour accompagner les enfants souffrant d’une infirmité motrice cérébrale ou d’autres troubles neurologiques. « J’ai appris les techniques de l’équithérapie (soin au contact du cheval) et de l’hydrothérapie (soin au contact de l’eau). Aujourd’hui, je travaille avec l’ONG Tamana sur un projet baptisé Vivre Dignement visant à améliorer la vie des autistes. En ce moment, nous enseignons la confection du pain, des confitures et des pickles. Avec l’aide de la Fondation Orange, nous avons déjà construit l’infrastructure où les cours sont dispensés. En un an, nous espérons former entre 60 et 70 jeunes. Je me rends à l’école au moins une fois tous les quinze jours pour rencontrer les enfants et les suivre dans cet apprentissage. »

En un an, nous espérons former entre 60 et 70 jeunes"

Ce chef de projet de 49 ans réalise avec fierté que son engagement s’est naturellement combiné avec sa vie professionnelle. « Depuis plus d’un an, nous avons installé un stand dans nos bureaux. Les jeunes viennent vendre leur pain, toujours avec l’aide de l’association Tamana. Les ONG se battent pour agir avec un minimum de ressources. Les grosses entreprises ont des moyens et des réseaux à la hauteur de leur désir. Quand les deux mondes se rencontrent, on comprend alors qu’ils peuvent ensemble contribuer à améliorer la société, chacun à leur niveau. »
Sandeep Goyal est depuis toujours épaulé par sa femme. « Elle s’investit aussi pour défendre différentes causes. Cet engagement commun nous met du baume à l’âme. La société nous a aidés auparavant, c’est désormais notre responsabilité de lui rendre ce qu’elle nous a donné. Je suis très reconnaissant à mon responsable, Mahalingam Venkat Ramanan, et à Orange de m’avoir donné l’opportunité d’oeuvrer pour la société. »

Portrait réalisé par Apolline Guichet.