Sebastian Grabowski,
le volontariat comme école de management

L’homme est un animal social », proclame cette tête bien faite, convaincue que l’accomplissement de chacun passe par le contact et la coopération avec les autres.

Education - Pologne

Responsable de la recherche et du développement pour Orange Labs en Pologne, Sebastian Grabowski joint ses actes à ses paroles alors qu’il est encore sur les bancs de l’université. Fondant des associations et multipliant les initiatives civiques, ce membre du Parlement des Étudiants et Sénateur de l’Université croit déjà que le changement de la réalité est entre les mains de chacun. Aujourd’hui, c’est avec son équipe, soit une centaine de personnes, qu’il met en application cette politique d’incitation à la démocratie participative.

Le potentiel des projets bien préparés

Dans le monde de l’entreprise, on appelle ça du management. À condition d’oublier la vieille école. « Pourquoi faudrait-il être autoritaire, calculateur, froid et distant pour gagner la confiance de ses collaborateurs et les motiver autour d’un but commun ? Le volontariat prouve le contraire ! » L’école primaire d’Orzyny aussi, rutilante après l’intervention des bénévoles mobilisés par Sebastian : presque toutes les salles sont repeintes, le terrain autour du bâtiment et des aires de sport aménagé… Il faut reconnaître que le chantier a été bien préparé puisque du maire de la commune au directeur de l’école, en passant par les pompiers et les habitants, tous ont participé et mis des outils à disposition des volontaires. Sans oublier les repas mijotés pour les troupes, pimentant leur enthousiasme.

« Gestion de projet, team building, partage des responsabilités : le volontariat est une école de management », plaide cette tête chercheuse de l’innovation sociale, qui fait de l’empathie son moteur et n’hésite pas à jouer les ouvriers à coups de pinceaux. C’est d’ailleurs en endossant un habit de Père Noël pour distribuer des cadeaux à des enfants hospitalisés qu’il découvre le bénévolat chez Orange. Puis, un voyage d’études, en préalable à la rénovation d’une école, lui révèle le potentiel des projets bien préparés. Depuis ce déclic, cette méthodologie sous-tend les actions bénévoles de son équipe. Un panel se rend sur place, rencontre les populations, qualifie les besoins, évalue le soutien envisageable, rédige les demandes de subvention à la Fondation, etc. Le travail est ensuite divisé en plusieurs tâches. À la clé : satisfaction et confiance partagées.

Portrait réalisé par Anne-Laure Murier.