A la découverte de la biodiversité au Muséum national d’Histoire naturelle

Mercredi 29 septembre, la Galerie des Enfants, nouvel espace du Muséum national d’Histoire naturelle, est remplie de cris, de rires et de mouvements. Dédiée aux plus jeunes, elle a pour but de montrer l’importance de la biodiversité et les enjeux de la cohabitation de l’homme avec la nature, de manière simple et ludique.Une semaine avant son ouverture au public, la Fondation Orange, mécène de la Galerie, y a organisé un après-midi réservé à quelques 300 collaborateurs Orange et leurs enfants. Parmi tous ces jeunes qui vont d’une animation à une autre en riant, certains restent bien silencieux.

Mais ils n’en communiquent pas moins. Leurs mains s’agitent à toute vitesse dans des discussions passionnées. Invités par la Fondation, une cinquantaine d’enfants sourds de l’Institut national des jeunes sourds (INJS) et du cours Morvan, profitent du parcours adapté aux personnes handicapées. Plusieurs centaines d’animaux naturalisés attirent l’œil des enfants. « Il y en a beaucoup que je n’avais jamais vus, alors les avoir devant soi en taille réelle, comme le jaguar, c’est très impressionnant », souligne Clovis, 15 ans. Avec une grande concentration, Jean-Baptiste, 12 ans, guide sur un écran un agouti, rongeur sud-américain, qui doit ramasser des noix dans une forêt. A l’étage supérieur, Valentin, lui, s’intéresse à un film sur la protection de la nature, sous-titré en langue des signes. « Ca va me faire réfléchir à la manière de trier les déchets. A l’école, nous sommes déjà sensibilisés à l’écologie : l’an dernier, nous avons fabriqué du papier recyclé. » Assis à une table tout au fond, une dizaine de jeunes participent à un conseil municipal virtuel. Ils doivent décider d’une action en faveur de l’environnement à mettre en place dans leur ville. Presque tous votent pour l’intégration du bio dans les cantines scolaires. Guillaume, élève de l’INJS, apprécie les aménagements réalisés dans la Galerie des Enfants. « Dans la plupart des autres musées, il n’y a pas de traduction. Il faut payer un interprète, mais c’est beaucoup mieux d’avoir la langue des signes en direct. Ici, j’ai vraiment appris des choses, c’est différent de la classe parce qu’on est dans le concret. » Alice Perlin, éducatrice à l’INJS, confirme : « Pour que les personnes sourdes puissent intégrer l’information, il faut que cela passe par l’expérience. Ca leur ouvre l’esprit de voir par eux-mêmes, de passer par le toucher. » D’ailleurs, le résultat est là. « Au départ, ils ne voulaient pas venir et maintenant ils ne veulent plus s’en aller ! ».

Contact : http://www.galeriedesenfants.fr

 

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1 commentaire

dimanche 17 octobre 2010 17:52 par montout

Bonjour, j'ai emmené un garçon de 6 ans qui a aprécié la visiste du museum et surtout le petit 16h (qui etait formidable ) merci beaucoup a la fondation et a la gentilesse des agents et hôtesses qui nous ont bien accuellis. Jean et Teddy

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