des salariés Orange partagent leur visite des projets d’UNICEF, Aide & Action, CARE et La Croix Rouge en Haïti – 2ème journée

Mardi 27 septembre 2011 - matin

Déplacement à Léogane, ville située à proximité de Port au Prince, dévastée à 80 % et située sur l’épicentre du séisme. En compagnie de Guilène Bordas, coordinatrice des projets de l’association Aide & Action dans le cadre du programme « Nap Vance » (nouveau départ), nous avons visité 3 structures scolaires ainsi qu’un camp de déplacés. Le responsable communautaire du campement nous explique qu’à ce jour, soit un an et demi après le tremblement de terre, seules 48 familles sont parties se reloger dans des conditions moins précaires, 52 départs sont prévus prochainement. Il reste donc 260 familles dans le campement.

Après l’urgence et le départ des diverses ONG, le responsable dénonce l’abandon total de soutien des autorités communales qui se traduit par l’oisiveté des enfants (qui ne peuvent se rendre à l’école par manque de moyens financiers) et par l’absence de nourriture et de latrines.

Ensuite, nous nous sommes rendus dans l’école Nouveau Collège Surin Eveillard dirigée par Madame Surin Eveillard. L’établissement qu’elle dirige s’élevait sur 3 niveaux et s’est effondré, causant la perte de 7 élèves et d’1 professeur. Grâce à l’action d’Aide & Action le nouvel ensemble a été construit autour de la cour avec, de chaque côté, un bloc de salles de classes tout en longueur sur un seul niveau ainsi que la mise à disposition d’un point d’eau et de latrines.

Il y a environ 650 élèves qui suivent l’enseignement de la primaire jusqu’à la fin du second cycle, assuré par 50 professeurs dans 13 salles de classes ce qui fait une moyenne de 45 élèves par classe. Le taux de réussite au baccalauréat se situe entre 75 et 80 %, toutefois cette année le taux est en forte diminution. Il faut noter que 80 % des écoles Haïtiennes sont privées et payantes. Le coût annuel pour cet établissement est d’environ 150 dollars U.S., le salaire d’un enseignant tourne autour de 400 dollars par mois. Comme toutes les écoles en Haïti, l’uniforme pour les élèves est de rigueur ce qui ajoute un coût supplémentaire pour les parents.
La philosophie du directeur pédagogique est « l’excellence ».

Le second établissement visité, l’institution Le Mignon dirigée par Madame Garraud, est rempli d’enfants en garderie puisque la rentrée des classes n’a lieu que lundi 3 octobre. L’école couvre l’enseignement fondamental (ce qui correspondrait à notre primaire) et compte 8 classes toujours construites selon la même architecture : un long corps de bâtiment sur un seul niveau. Elle est également dotée d’un point d’eau et de latrines. Enfin, notre journée s’achève avec la visite du collège frère la Rochefoucaud, à vocation religieuse, qui est dirigé par Patrick Ambroise. Il s’agit d’une structure assez importante, fréquentée par 1500 élèves et dotée de 16 classes. Les travaux sont en cours de finitions, on peut observer une certaine qualité dans l’exécution des travaux, le choix des couleurs, grâce, notamment à l’intervention d’un artiste peintre qui effectue diverses fresques sur les murs de l’établissement.

 

Le directeur est sensible à la reconstitution du fond de la bibliothèque qui avait disparue. Il remercie en notre présence ses 2 donateurs principaux : DIEU et Aide & Action ! Au total, dans le cadre du programme Nap Vanse dans la ville de Léogane, l’association Aide & Action a financé la reconstruction de 8 écoles, toutes équipées de point d’eau sécurisé et de latrines. Ces actions concrètes permettent l’accès pour des centaines d’enfants à des espaces d’éducation sécurisés. Nous avons ressenti une très forte mobilisation des directeurs d’écoles et des responsables de l’association.

Lionel Turbelin, responsable informatique, Opérateurs France à Paris

 

Mardi 27 septembre 2011 après-midi

Nous avons été pris en charge par l’organisation CARE, et avons le bonheur d’avoir pour guide Rodrigo Melo Rivara, un charmant humanitaire chilien. Rodrigo est le coordinateur des abris temporaires communément appelés « T-Shelters ». La première mission de CARE eut été de pouvoir offrir aux familles démunies un habitat décent et sécurisé ; la deuxième finalité est de leur permettent de retrouver leur dignité et autonomie. CARE a allié ces deux objectifs et construit 2 700 logements temporaires.

Pour répondre à ce programme, une ville mise en marge a retenue leur attention : Carrefour. Et pour cause, elle a en son sein des camps surpeuplés, les conditions de vie y sont rudes voire misérables. Les familles improvisent des habitats de fortune perméables aussi bien aux intempéries et catastrophes naturelles qu’à l’insécurité. Après avoir un début de journée poignant, compte tenu de notre passage au camp de Léogane, nous avions besoin de voir des actions concrètes. Rodrigo nous a permis, eut égard la visite de leur chantier, de nous sentir à nouveau utiles. Aussi, nous avons sillonné les allées de Carrefour durant plus de deux heures, sous un soleil torride ; qu’à cela ne tienne, nous étions heureux de découvrir le concept des logements temporaires. Il s’agit d’abris temporaires d’une durée de vie moyenne, dans les pays tropicaux, de 18 mois.

 

Ceux- ci sont composés d’une structure rigide et d’une charpente en bois, d’une toiture en tôle et d’un habillement de bâche. A charge pour ces familles bénéficiaires de renforcer l’habitacle durant ce laps de temps. La grande difficulté de ce projet est de sélectionner les familles admissibles au projet : 1 500 bénéficiaires / 50 000 démunis par site ont été visités ; près de 8 km de par jour ont été couvert durant environ 1 an et demi pour réaliser cette sélection ; et enfin, 5 abris par jour ont été livrés. Au passage, nous avons pris le temps de nous entretenir avec les familles bénéficiaires, nous pouvons dire qu’elles retrouvent l’espoir ; elles pensent vie au lieu de survie. Pourtant, notre satisfaction est entachée par le fait que nous aurions voulu en faire davantage ; Toutefois, notre mission de solidarité s’arrête là.
Ceci dit, l’heure de la reconstruction à commencer, les chantiers se poursuivre, sous réserve d’un bon usage des aides apportées avec la volonté de tout un chacun. De plus, CARE décide de poursuivre son projet, par la pose de sanitaires (douches, toilettes, et fontaines publiques). Qui plus est les questions d’autonomie et prévention sécurité catastrophe naturelle restent toujours l’objectif final. CARE à pour volonté d’achever leur accompagnement par la formation des autochtones en matière de construction responsable et sécurisée. Grâce à Orange, l’association CARE a pu installer environ à 3000 familles haïtiennes dans des abris et leur permettre ainsi de vivre dans des conditions un peu plus décentes et sécurisées.

Fabienne Boa, gestionnaire de trésorerie, Orange Caraïbe, Guadeloupe

 

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