Voyage au cœur de la solidarité en Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire vient d’être récemment très éprouvée par un épisode de guerre civile. Dans cette période sensible de reconstruction, les visites et rencontres organisées par Henriette Billon, Secrétaire Générale de la Fondation Orange Côte d’Ivoire Telecom et son équipe pour le voyage de Christine Albanel, Directrice Déléguée, et Mireille Le Van, Secrétaire Générale de la Fondation Orange, ont privilégié les trois grands domaines d’intervention du mécénat du groupe : éducation, santé, et culture.

Notre première visite nous fait découvrir le Complexe scolaire socio-éducatif du quartier d’Abobo à Abidjan où nous sommes accueillies par Madame Koné, dynamique directrice de l’établissement. Son école est soutenue depuis plusieurs années par la Fondation Ivoirienne : dernièrement un nouveau bâtiment avec une cantine au rez de chaussée et un dortoir à l’étage ont été construits.
Les tous petits bénéficient désormais de bien meilleures conditions de scolarisation. Les enfants sont tous présents lors de notre visite. Ils attendent patiemment la fin des discours pour nous chanter une chanson de bienvenue aux couleurs d’Orange, tout comme leurs Tee shirts… Située dans un quartier populaire, l’école a été pillée et vandalisée lors des derniers évènements. Les équipements électriques, la plomberie et les sanitaires ont été arrachés puis volés.
Aujourd’hui, grâce au dynamisme de la directrice et aux soutiens d’entreprises comme Orange Côte d’Ivoire Telecom, elle a été réhabilitée et rénovée. Elle est fin prête pour la rentrée scolaire qui aura lieu début novembre. Dans ce quartier pauvre, il serait important de poursuivre les actions de sensibilisation auprès des familles afin qu’ils envoient bien régulièrement leurs enfants à l’école et croient à un avenir meilleur grâce à l’éducation.

 

Nous poursuivons notre visite avec l’Ecole Primaire Publique Banco, toujours dans le quartier d’Abobo.Il s’agit d’un établissement accueillant plus d’un millier d’enfants, qui a été très touché par la guerre. C’est un des deux centres scolaires que la Fondation OCIT a décidé de soutenir à Abidjan dans le cadre des actions d’aide après la crise. Dans un premier temps les bâtiments ont été réhabilites. Il s’agit aujourd’hui d’accompagner psychologiquement les enfants les plus traumatisés en suscitant l’expression leur vécu par le dessin. Un psychologue prend ensuite en charge ceux qui expriment la plus grande détresse.

En début d’après-midi, nous découvrons la Communauté de Villarégia dans le quartier de Yopougon. Ce lieu, géré par des religieuses italiennes, est un oasis au sein de ce quartier déshérité : les locaux sont d’une propreté et d’un entretien remarquables. Ils accueillent les femmes du quartier, très souvent réduites à la prostitution, et les aide à améliorer leur quotidien. Les femmes suivent des cours d’alphabétisation, et peuvent bénéficier pour elles et leurs familles de soins et de médicaments. Nous rencontrons trois d’entre elles qui témoignent avec beaucoup d’émotion de l’importance de ce centre pour elles. Elles soulignent combien la pratique de la lecture peut changer une vie. Nous profitons de cette visiter pour renouveler le stock de médicaments de la Communauté, grâce à un don de la Fondation. En effet, celle-ci n’a pas été épargnée par les évènements, malgré les efforts des femmes du quartier pour la défendre. Le centre a lui aussi été saccagé et pillé. Afin de permettre à la gynécologue de réaliser des examens plus poussés, nous décidons de compléter l’équipement médical avec un échographe. Malgré les difficultés, les obstacles et imprévus rencontrés par cette équipe, nous restons frappées par son engagement et son optimisme.

Cette première journée s’achève par une rencontre avec le Docteur Adonis. Cette femme dirige l’unique service de néphrologie pédiatrique de toute l’Afrique de l’Ouest. Dans les locaux exigus et vétustes du CHU de Yopougon , elle se bat sans grands moyens pour soigner ces enfants qui souffrent d’insuffisance rénale. Son centre a sauvé les vies de nombreux enfants. Sur place nous écoutons émues une petite fille lire le texte qu’elle a préparé pour remercier le Docteur Adonis.

 

Nous rencontrons deux autres enfants en cours de traitement. Ils viennent du Nord de la Cote d’Ivoire pour bénéficier d’ une hémodialyse qui leur permet de survivre. Leurs sourires illuminent ces lieux délabrés et représentent pour nous le plus beau des cadeaux.

De belles surprises nous attendent le lendemain dans les nouveaux locaux de la Fondation Orange Côte d’Ivoire Telecom. Nous voilà accueillies en musique par une compagnie de danse découverte et soutenue par la Fondation : chants, percussions, danses et couleurs chatoyantes nous offrent un dépaysement assuré.

La plaque de la fondation est ensuite dévoilée par Christine Albanel, toujours accompagnée par les rythmes exubérants du groupe. Après une présentation de toute l’activité, qui met en évidence l’engagement de chacun, nous avons le bonheur de participer à la remise symbolique des kits scolaires pour les écoles parrainés par les salariés.

 

Plus de 4000 kits scolaires (avec les fournitures pour une année pour chaque élève) ont ainsi été remis à dix collaborateurs heureux de pouvoir aider au nom de leur entreprise la scolarisation d’enfants démunis.

 

 

La matinée et le séjour se concluent par la visite d’une très belle exposition d’artistes Ivoiriens soutenus par la Fondation : nous admirons des photos, des peintures, diverses créations d’arts plastiques. Un beau moment de rêve et de partage.
De ce voyage, nous retenons trois messages simples : « Les besoins sont immenses » : notre action est nécessaire, éducation et santé sont absolument prioritaires pour aider au développement de ce magnifique pays.
« On peut faire beaucoup avec peu » : Des exemples tels que la scolarisation des enfants avec le don de kits scolaires, le réaménagement de locaux, ou encore le don de matériel médical nous l’ont encore démontré pendant ce séjour en Côte d’Ivoire.
« L’efficacité de l’action dépend beaucoup du porteur de projets » : La réussite passe par des hommes et très souvent des femmes à l’engagement exceptionnel, à la ténacité remarquable qui savent comment s’organiser pour qu’un soutien bénéficie effacement dans la durée au plus grand nombre. Merci à elles et eux !

Merci aussi pour ces découvertes instructives à Henriette Billon, et à toute son équipe, et notamment Claudine. Elles ont su nous faire partager en peu de temps la compréhension des attentes de leur pays.

 

 

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