Ce 11 juillet, les Suds sont tout près d’Arles

Soirée française dans le théâtre antique, c’est exceptionnel pour ce festival des musiques du monde et sa 17° édition. Mais les Suds sont dans les têtes avant d’être une géolocalisation.

C’est du pays cathare que nous viennent 5 femmes frêles mais décidées. Et c’est en langue d’oc qu’elles ont fait vibrer le théâtre antique déjà plein à la nuit tombée. Et les quelques percutions pour seul accompagnement résonnent en un raffut d’enfer autour d’une polyphonie charnelle et originale tirée de la tradition populaire languedocienne. Plus qu’une première partie comme le dit Marie-José Justamond, la directrice du festival « Le retour de Zebda, bien sur, mais faire découvrir au plus grand nombre un groupe original que nous suivons depuis 6 ans, c’est notre fierté ». C’est aussi pour cela que la Fondation Orange soutient les Suds en Arles et c’est attachée à un projet encore plus ambitieux le 14 juillet avec Mawawil, formation inédite en France venant du delta du Nil. Un concert exceptionnel dans un nouveau lieu mythique, les Alycamps là où l’on inhumait les défunts après la descente du Rhône en bateau.

Résurrection en ce 11 juillet vers 23 heures d’un groupe mythique de Toulouse. Et le concert commence avec un des tubes « Il n’y a pas d’arrangement » où les frères se positionnent contre tous les racismes et tous les intégrismes. Puis s’enchainent les anciens types et ceux du dernier album tout frais « Le dimanche autour de l’église ». Un public conquit joue à fond le jeu, donne de la voix, se défoule au parterre Jusqu’au bouquet final du morceau fétiche qu’ils font durer une bonne demi-heure avec des reprises du refrain tout en haut des gradins. Alors tout le monde debout chante et crie. Il est temps de tomber la chemise. Le théâtre antique est en fête, la fête est dans l’arène. Et quand pour un ultime rappel résonne « Motivés » l’on n’est pas loin du meeting mais qu’importe tout le monde est heureux et les deux rives de la Méditerranée résonnent ensemble et partagent une musique commune.

Bravo à Zebda 2, aussi motivé que celui des temps anciens.

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