Elles se reconstruisent dans notre Maison Digitale

Après la prise en charge d’urgence des femmes victimes de violences, le temps de la reconstruction arrive. Il s’agit alors de (re)trouver une autonomie et un chemin vers l’emploi… qui passe par l’apprentissage du numérique. Un exemple avec la toute 1ère Maison Digitale des Hauts-de-Seine.

A Châtillon, en banlieue parisienne, des femmes victimes de violences conjugales, appellent tous les jours le numéro d’urgence, ou arrivent en pleine nuit pour trouver de l’aide, et des soins pour elles et leurs enfants. Parce qu’elles sont chassées de leur domicile ou en danger de retour chez elles, le Centre Flora Tristan recherche tout d’abord des logements disponibles pour garantir leur sécurité.

Ensuite, en parallèle d’une reconstruction psychologique, c’est l’autonomie que ces femmes doivent conquérir pour leur avenir et celui de leurs enfants. Sans emploi, avec peu ou pas d’expérience professionnelle, elles sont désormais formées au numérique dans notre Maison Digitale inaugurée ce mercredi 8 novembre, au centre Flora Tristan.

 

 

« En commençant à comprendre et à maîtriser le numérique, ces femmes reprennent le contrôle sur une partie de leur vie, elles se reconnectent à leurs droits et à un avenir possible dans le monde du travail », précise François Baroin, de la Fondation Orange.

Les salariés en mécénat de compétences d’Orange animaient hier leur premier atelier numérique sur 6 ordinateurs offerts par le Fondation Orange. Au programme de ce dernier trimestre : comment accéder à ses droits sur internet et comment protéger son image sur les réseaux sociaux. Une des femmes du groupe a le projet de devenir assistante commerciale : elle pourra se familiariser avec les dernières versions d’Excel et Powerpoint pendant les ateliers et le faire valoir dans quelques mois sur son CV. Les contenus éducatifs libres de droits délivrés par les salariés Orange sont riches et diversifiés. D’autres femmes sans aucune pratique informatique y apprendront les bases pour accéder aux démarches administratives et aux prestations sociales auxquelles elles ont droit. Elles retrouveront également une place privilégiée et essentielle dans la vie de leurs enfants en comprenant mieux leurs loisirs en ligne et leurs parcours scolaire.

 

 

« C’est un beau projet qui va permettre à nos femmes de se projeter vers l’avenir », déclare Francine Bavay, présidente du centre.

Déjà 79 Maisons Digitales forment les femmes en situation de précarité, dans toute la France. Au total ce sont 11 000 femmes qui bénéficient d’une formation dans une Maison Digitale en 2017 dans le monde.

 

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