Gloire Amuli, sur le chemin de l’emploi avec la Maison Digitale

Gloire Amuli Mashuki a aujourd’hui 20 ans et sort à peine d’un calvaire subi il y a 3 ans. Pour retrouver confiance, en elle, dans la vie et dans les autres, elle tente de reprendre pied en suivant la formation de la Maison Digitale. Un nouveau départ à la clé.

Une jeunesse traumatisante

Gloire est en vacances chez ses grands-parents quand un groupe d’hommes assiègent leur village et tuent son grand-père, en 2014. Le drame se produit au Sud-Kivu de la République Démocratique du Congo. Elle est alors kidnappée et, avec un groupe de douze filles, réduite à l’esclavage sexuel dans la jungle pendant plusieurs jours. "Nous avons passé des moments particulièrement difficiles. C’est après plusieurs séances de négociations avec les notables locaux que nos ravisseurs nous ont libérées", raconte t-elle.
"J’ai vécu un réel traumatisme, et après cette humiliation, je suis restée chez moi pendant des mois, je n’arrivais à parler à personne d’autre que mon médecin."

Un nouveau départ avec la Maison Digitale

En octobre 2016, grâce au collectif Alpha Ujuvi, elle découvre le programme Maison Digitale : "on m’a parlé du programme Maison Digitale, intéressée par la formation en informatique, j’ai décidé de m’inscrire. Pendant un an, j’ai suivi des modules en entreprenariat, e-learning et en informatique afin de maîtriser les outils web et numériques. Je suis actuellement en stage dans une maison de conception graphique".

 

 

Gloire a suivi sa formation à la Maison Digitale de Bukavu, qui permet à des jeunes femmes victimes de violences sexuelles au Sud Kivu, d’avoir accès à une formation digitale en complément de modules en e-learning, entrepreneuriat et droits des femmes.
Ces femmes souvent en situation de détresse, bénéficient d’un coaching en compétences personnelles, et une aide à la recherche d’un emploi.

 

Aller de l’avant

"Cette formation m’a redonnée confiance en moi, et je souhaite aussi dans le futur aider les jeunes filles et les victimes de violences sexuelles, malheureusement fréquentes dans la région des Grands Lacs, en créant un centre qui leur serait destiné."

 

 

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