TSARA l’a aidé à mieux accepter ses différences

C’est lors d’une présentation de TSARA au Centre Ressource Autisme de Lyon que Carine et Nicolas, son fils avec autisme, nous ont montré que ce serious game n’était pas uniquement réservé aux aidants.
Découvrez leur témoignage :

TSARA est une application que j’ai téléchargée dès sa sortie sur la tablette familiale dans le but de sensibiliser davantage mes 2 filles (19 et 15 ans) à l’autisme. L’aînée a accepté de tester entièrement un parcours, la cadette qui se braque dès que l’on aborde le handicap de son frère, s’est très rapidement détournée de l’outil.

 

Nicolas joue avec TSARA, cela lui permet de mieux accepter ses différences et son handicap

 

Par contre, alors que l’application n’était pas adaptée à son niveau de compréhension, j’ai surpris dès le lendemain mon fils Nicolas (jeune autiste de 17 ans présentant un trouble du langage) en train de jouer seul avec l’application dans sa chambre. Passionné de dessins animés et manipulant parfaitement la tablette, ce sont les vidéos et le graphisme qui l’ont attiré et il riait devant l’attitude décontenancée du garçon à la fin de chaque épisode. Il a très vite demandé mon aide pour gagner plus rapidement des étoiles afin de pouvoir visionner les épisodes suivants. Au fur et à mesure de l’avancée du jeu, les interrogations sont venues : « Pourquoi Adam fait ça ? Pourquoi il crie comme ça ? ». Nous avons ainsi pu faire des liens entre les réactions du personnage et ses propres réactions ou bien celles de ses camarades de classe (également autistes mais qu’il ne comprend pas toujours…). « Maman, dans ma classe aussi, il y a une fille qui n’aime pas qu’on la touche ! Elle est comme Adam ! Je croyais qu’elle était méchante et qu’elle me déteste ! J’ai compris ! Ce n’est pas sa faute, ni la mienne ! C’est à cause de l’autisme ! ».
Nicolas s’est également projeté dans sa vie d’adulte en se demandant si comme Adam, il allait se marier, s’il désirait vraiment des enfants, quel père et mari il serait…

L’application a permis à mon fils de mieux comprendre le spectre autistique car à cette époque, il avait associé l’autisme à la déficience mentale profonde et à la violence et refusait son diagnostic. Impossible de lui faire admettre qu’il était autiste… TSARA l’a aidé à mieux accepter ses différences et son handicap. La preuve en est : il a spontanément proposé à l’un de ses copains de classe invité à la maison de découvrir l’application. « Viens, on va jouer au jeu des autistes ! Tu sais, nous aussi, on est autistes et tu vois, ce n’est pas grave ! ». Un miracle…

 

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