Published on 19 août 2020

De boulangère à entrepreneure

« Je n’ai jamais été scolarisée, mais j’ai appris à lire par moi-même. Aujourd’hui, j’apprends à écrire, et je suis bien décidée à aller à l’école. Mon plus grand souhait est de travailler. Mon plus grand rêve est d’ouvrir mon propre kiosque à fleurs. »

Ce sont les mots qu’Adriana Linca a partagés avec nous il y a deux ans, lorsqu’elle a décidé de devenir étudiante au sein de la première Maison 

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Adriana, the "Amazing Women" prize winner

digitale inaugurée à Bucarest, en Roumanie. En seulement 6 mois, la vie d’Adriana a été transformée : elle a appris à écrire et à lire avec aisance et à utiliser un ordinateur avant d’obtenir une promotion au sein de l’entreprise sociale pour laquelle elle travaillait en tant que boulangère, MamaPan.

Mais sa plus grande joie, c’est cette année qu’elle l’a connue. Adriana a remporté le concours international « Coups de cœur Ô féminin », organisé chaque année par la Fondation Orange. Elle recevra donc une subvention de 10 000 euros pour ouvrir sa boutique de fleurs et devenir une femme financièrement indépendante. En collaboration avec le CPE, Centre de partenariat pour l’égalité, notre ONG partenaire locale, nous l’accompagnerons et lui offrirons nos conseils tout au long de cette nouvelle aventure.

« C’est mon rêve depuis toujours : ouvrir ma propre boutique de fleurs et gagner ma vie en faisant ce que j’aime. Vivre ce miracle dépasse mon imagination. Je pleure des larmes de joie, je n’ai pas les mots pour exprimer tout le bonheur que je ressens. Merci beaucoup ! » a dit Adriana.

« Le prix « Coups de cœur Ô féminin », décerné par la Fondation Orange, a pour but d’encourager l’indépendance financière des femmes vulnérables. Depuis sa première édition en 2016, le prix « Coups de cœur Ô féminin » a permis à 85 femmes dynamiques et très motivées, dans 14 pays différents, de réaliser leurs rêves après avoir suivi avec succès la formation aux compétences numériques de notre programme Maison digitale. Chacune des lauréates reçoit une subvention financière et un accompagnement pour l’aider à mettre en place une activité entrepreneuriale ou une microentreprise. Nous sommes très fiers de leur réussite. Nous souhaitons à Adriana beaucoup de succès dans son projet » a déclaré Françoise Cosson, Directrice exécutive de la Fondation Orange.

Plus de 180 femmes dans le besoin et plus de 450 heures de formation

La première Maison digitale, programme d’éducation numérique dédié aux femmes dans le besoin, a été créée en Roumanie par le CPE, Centre de partenariat pour l’égalité, avec le soutien de la Fondation Orange et de la Fondation Orange Roumanie sous la forme d’une subvention de 50 000 euros.

Adriana fait partie des nombreuses femmes vulnérables sur le plan socio-économique qui ont choisi de se battre pour leurs rêves, pour l’avenir de leurs enfants, pour une vie meilleure. Jusqu’à présent, 184 mères célibataires ou femmes avec un faible niveau de revenu ou d’éducation ont obtenu leur diplôme après avoir suivi des cours gratuits d’alphabétisation numérique organisés à Bucarest par des spécialistes du CPE dans le cadre desquels elles ont pu bénéficier :

  • D’une formation leur permettant d’apprendre à utiliser la suite Microsoft Office, une imprimante, Internet, les services de messagerie et les applications en ligne telles que Skype ou WhatsApp. Les cours duraient 2 heures par jour, pendant 15 jours, en groupes comprenant au maximum 10 étudiantes travaillant sur des équipements individuels.
  • De conseils en matière de développement personnel et professionnel. Au total, c’est plus de 350 heures de formation individuelle et plus de 100 heures de formation collective qui ont été dispensées pour permettre à ces femmes de développer des compétences spécifiques.

 

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Une expérience qui transforme des vies

Les activités proposées dans ce centre répondent aux besoins spécifiques des groupes de population les plus vulnérables, par exemple pouvoir s’adapter au marché du travail, acquérir une indépendance financière afin de vivre de manière décente ou des compétences en communication numérique pour garder le contact avec les membres de sa famille partis travailler à l’étranger ou bien encore accéder à des informations utiles concernant la santé, le domaine social, la culture ou l’éducation.

« Les femmes dans le besoin qui ont rejoint notre programme ont pu bénéficier non seulement d’informations très utiles, mais surtout d’actifs inestimables tels que la patience, l’attention et le soutien. Beaucoup d’entre elles m’ont dit qu’elles avaient gagné en confiance en elles, qu’elles avaient davantage confiance en leurs compétences et en leur capacité à transformer leur vie pour le meilleur » a déclaré Irina Sorescu, Présidente exécutive du Centre de partenariat pour l’égalité.

« Je travaille dans un supermarché depuis de nombreuses années, mais je voudrais changer de vie. J’ai récemment obtenu mon permis de conduire et je pense que j’aurai plus de chances de trouver un meilleur emploi si j’apprends à utiliser un ordinateur » a indiqué Vasilica, 53 ans

Les activités proposées dans ce centre répondent aux besoins spécifiques des groupes de population les plus vulnérables, par exemple pouvoir s’adapter au marché du travail, acquérir une indépendance financière afin de vivre de manière décente ou des compétences en communication numérique pour garder le contact avec les membres de sa famille partis travailler à l’étranger ou bien encore accéder à des informations utiles concernant la santé, le domaine social, la culture ou l’éducation.

« Les femmes dans le besoin qui ont rejoint notre programme ont pu bénéficier non seulement d’informations très utiles, mais surtout d’actifs inestimables tels que la patience, l’attention et le soutien. Beaucoup d’entre elles m’ont dit qu’elles avaient gagné en confiance en elles, qu’elles avaient davantage confiance en leurs compétences et en leur capacité à transformer leur vie pour le meilleur » a déclaré Irina Sorescu, Présidente exécutive du Centre de partenariat pour l’égalité.

« Je travaille dans un supermarché depuis de nombreuses années, mais je voudrais changer de vie. J’ai récemment obtenu mon permis de conduire et je pense que j’aurai plus de chances de trouver un meilleur emploi si j’apprends à utiliser un ordinateur » a indiqué Vasilica, 53 ans

« Je suis à la retraite, mais je continue de travailler à temps partiel. Je me suis inscrite à ce programme pour apprendre à utiliser un ordinateur afin de pouvoir taper des documents dans Word. J’ai également appris à rechercher des informations utiles sur Google. Je suis très heureuse d’avoir eu cette chance » se réjouit Valeria, 70 ans.

En raison des mesures de distanciations sociales imposées par la pandémie de COVID-19, les activités du centre de Bucarest ont été suspendues, mais les cours reprendront à l’automne prochain.